Adlam

Les 12, 13 et 14 août 2025
Stage organisé par Interligne, dans le cadre des Incontournables à Éghezée
Animé par Geneviève Ensch

zoomin

Adlam

Compte rendu

Avec Geneviève Ensch, nous allons travailler durant trois jours sur le signe et non sur le signifiant.
Il fait chaud pour débuter ce stage intensif.

Pour débuter, voici le début de l'histoire de l'ADLaM
Deux jeunes frères,  Ibrahima et Abdoulaye Barry, décidèrent d’inventer un alphabet pour leur langue maternelle, le Peul, parlé par des millions de gens depuis des siècles, mais qui n’avait jamais eu de système d’écriture.
Pendant que leurs camarades jouaient dehors dans le quartier, Ibrahima, l’aîné, et Abdoulaye s’enfermaient dans la maison familiale de Nzérékoré, en Guinée, fermaient les yeux et dessinaient des formes sur du papier. Lorsque l’un des deux disait d’arrêter, ils ouvraient les yeux, choisissait les formes qui leur plaisaient et décidaient quelles étaient les sons de leur langue qui iraient le mieux avec.
En peu de temps, ils créèrent un système d’écriture désormais connu sous le nom d’ADLaM. 
Je vous invite à chercher la suite ... c'est passionnant

Geneviève nous propose de nous approprier le tracé des différents signes. Nous débutons à la plume plate, ensuite à la plume palette.

Isolés au départ, chaque signe sera relié avec le suivant par le bas. Cette écriture, à l’origine s’écrit de droite à gauche, nous nous la traçons de gauche à droite. Exigence pour débuter, arrêter et tirer nos traits.

Comme notre travail fera partie d’un petit carnet relié, c’est juste avant de clore ce premier jour que nous choisissons les couleurs de nos couverture et papier accordéon.
Nous plierons celui-ci en entamant le deuxième jour.

Dans nos exercices de la veille nous retranscrirons sur beau papier nos signes, nos exercices qui nous plaisent le plus. Geneviève nous fera tester le pinceau, nous demandera de superposer nos lettres afin d’y trouver un chemin.  

Nous réaliserons une œuvre collective avec des traits pensés au balsa. Nous les écrirons avec nos couleurs personnelles. Viendra ensuite toute une recherche de composition.

D’autres techniques viendront occuper notre temps. Le travail de fausse gravure avec du fusain pourront aussi s’inclure dans nos cahiers à coudre.

 

Nous sommes bien assidus et nos compositions, prennent forme sous les conseils judicieux de notre formatrice. 


Cadrer, couper, trouer, enfiler, coudre et presque tout le monde repart avec son leporello finalisé. Il y en a même qui en ont réalisé plusieurs.

Un superbe stage mené comme toujours par une formatrice aux petits soins pour chacun d’entre nous.
Merci à tout le monde pour cette chaude ambiance, merci à M.P. pour les ventilateurs et la distribution d’eau.
Merci Geneviève Ensch, on en redemande, rendez-vous pris pour 2026 !

Geneviève





Déambulations typographiques